Les mitrailleuses du premier conflit mondial.

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Mitrailleuses Saint Etienne.

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Les accessoires

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Descriptif et fonctionnement    

Caractéristiques de la 1907   

Caractéristiques de la 1907 T

 

Il en existe deux versions :

 

La mitrailleuse Modèle 1907.

La mitrailleuse Modèle 1907 T (T pour Transformée).

 

Généralités :

 

C'est une arme automatique, à tir automatique et continu, fonctionnant par emprunt des gaz en un point du canon.

 

Calibre : 8mn (elle tire la même munition que le fusil réglementaire d'infanterie)). Elle tire la cartouche 1886 D, 1886 D am, 1886 M, 1905 à blanc.

 

Cadence de tir : réglable, par modification de la pression des gaz sur le piston. Sa cadence de tir peut aller jusqu'à 800 coups à la minute quand elle est très échauffée(les mitrailleuses étrangères ne comportent pas d'appareil de vitesse, elle n'ont qu'une seule cadence de tir qui varie, suivant la mitrailleuse, de 350 à 500 coups). La cadence du tir réglé varie de 10 à 350 coups à la minute suivant la position du levier de réglage, mais elle augmente en même temps que la température extérieure et la température de l'arme. Au tir rapide, sa cadence varie entre 550 et 800 coups à la minute, en fonction de son degré d'échauffement, de son réglage propre et des conditions du moment. Pour la bonne conservation de l'arme, il n'est pas conseillé de dépasser 650 coups/minutes. Dès que la mitrailleuse tire à une vitesse supérieure à 300 coups, l'efficacité de son tir diminue rapidement et le travail intense que l'on impose à ses organes peut provoquer des ruptures de pièces.

 

 

 

 

Ci-dessus : Mitrailleuse de Saint Etienne didactique ; les ajournements pratiqués dans le capot permettent d'apercevoir le mécanisme interne.

 

Vue du régulateur de cadence de tir à l'intérieur du boîtier culasse Vue du boîtier côté gauche : le bouton de tir rapide (en bas à droite) et le levier de réglage de vitesse. Vue générale du boîtier culasse, capot ouvert, le mécanisme armé. On se fait rapidement une idée de la complexité du mécanisme et de sa fragilité.

 

L'échauffement est très rapide et nécessite d'interrompre le tir vers le 600iem coup et de changer le canon ou de le refroidir (il est facilement démontable. La température augmente d'environ un degré par coups jusqu'a 300°C. Au delà et jusqu'a 700 coups, elle augmente d'un degré pour 2 coups ; nous sommes alors à 500°C. Ensuite, la température augmente très lentement) . Le meilleur moyen de ménager la mitrailleuse consiste alors à ne faire tirer qu'une pièce à la fois, sur les deux de la section.

La précision de la mitrailleuse Saint Etienne est jugée comme excellente. Dans des conditions favorables (canon froid et peu usé), elle est de 1 millième (10cm à 100 mètre de distance). En moyenne, on admet qu'elle est de 3 millième.

Alimentation par bandes rigides, par bandes souples en tissu (voir plus loin).

 

Historique :

 

Elle dérive de la mitrailleuse de Puteaux. En réalité, elle n'en diffère principalement que par le mécanisme d'emprunt des gaz et la hausse. La mise au point de la mitrailleuse de Puteaux, et de son système de récupération des gaz à la bouche, ayant échouée, on dut donc se résoudre à la modifier pour l'adapter à un système d'emprunt des gaz, comme celui de la mitrailleuse Hotchkiss. Le défaut majeur de la Puteaux était l'usure de son canon, due à la nature de l'acier employé et à la température élevée à laquelle le canon se trouvait porté par le tir. Ce problème ne put jamais être résolu, l'appareil moteur faisant manchon autour du canon en étant essentiellement la cause.

 

Vers 1914 (ou avant ?), les mitrailleuses 1907 ont été modifiées pour devenir 1907 T. Les principales modifications portent sur la hausse et le guidon ainsi que son système compensateur.

Les modifications sont les suivantes :

 

Modification du tracé du bouchon de chambre à gaz, suppression du régulateur d'échappement (remplacé par une couronne graduée), hausse et guidon muni du dispositif compensateur, suppression de l'ergot arrêtoir du ressort amortisseur remplacé par le tenon d'appui fixé sur la boîte de culasse, modification du radiateur.

 

 

Mitrailleuse Saint Etienne 1907. Notez les détails de la hausse, du guidon et du bouchon de chambre à gaz. Mitrailleuse Saint Etienne 1907 T. Les modifications portent sur les organes désignés par les flèches.

 

Mitrailleuse Saint Etienne modèle 1907

Ci-dessus : système de récupération des gaz de la 1907. Ci-dessus : hausse de la mitrailleuse modèle 1907. Ci-dessus : hausse de type Buet de la mitrailleuse modèle 1907

 

Mitrailleuse Saint Etienne modèle 1907 T

Ci-dessus : couronne graduée de la 1907 T elle permet de régler la pression des gaz sur le piston. Le réglage doit constamment être modifié durant le tir, pour conserver une pression des gaz optimum (on la juge à la distance à laquelle l'étui est extrait). Guidon de la 1907 T et son système compensateur. Il oblige le tireur à relever sa ligne de tir au fur et à mesure de l'échauffement de la pièce. Lors de cet échauffement, le radiateur s'allonge mais la tige compensatrice se dilate moins (acier au nickel) ; son crochet tire sur la petite branche du levier dont la grande branche s'abaisse, entraînant le guidon. Hausse de la 1907 T

 

A la mobilisation, il semble que le nombre de Saint Etienne avoisinait les 4000 exemplaires. La production sera rapidement relancée, mais ne pourra combler le déficit en nombre d'unités, avant l'année 1916 (moins de 500 mitrailleuses produites d'août 1914 à janvier 1915 ; en mars 1915 elle est de 200 par mois puis atteindra 1000 unités par mois en janvier 1916). A la fin de l'année 1916, la priorité est enfin donnée à la production de la mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914, bien plus robuste et se prêtant mieux aux conditions de combat de la guerre de tranchée.

 

A la fin de l'année 1918, près de 40 000 mitrailleuses Saint Etienne 1907 T auront été produites (à peine plus de mitrailleuses Hotchkiss : près de 45 000. Il ne reste, à l'Armistice de 1918, que 44 000 mitrailleuses en service). 

 

Bande-chargeurs :

 

bande1.jpg (11737 octets) bande2.jpg (11112 octets) bandetissu.jpg (14252 octets)

 

Les cartouches sont placées sur des bande-chargeurs métalliques rigides (modèle de Puteaux ou modèle de St Etienne) de 25 cartouches, ou sur bandes souples en toile. La bande tissu apparaît au cours de l'année 1916 ; elle nécessita la transformation du système d'alimentation de la Saint Etienne, à partir de juin 1916 (Le goujon est supprimé et l'arrêt de cartouches est aménagé dans la masse du radiateur par le prolongement de la cloison du milieu de couloir). Certaines caisses seront aménagées pour la bande souple (notice du 30 octobre 1916).

Les bandes rigides se chargent à la main, les bandes souples à l'aide d'une machine spéciale (Pas d'autres informations sur cette machine).

 


 

 
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